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Actualité:

Le bois raméal fragmenté : brf

Utilisation du BRF

Le brfLe BRF s’utilise principalement en automne, nous utilisons les branchages d’élagages pour sa préparation. Après un tri sélectif et après broyage préparation du brf par broyage des branches nous le stockons au plus 3 semaines puis il retournera ensuite comme simple paillage.
Il est important de respecter un délai maximum d’un mois entre le broyage et la mise en place.
N’hésitez pas à nous contacter pour programmer vos dates de mise en place pour coordonner nos plannings. (voir fiche tarifs)
Un BRF trop vieux, devient du broyat qui va entrer en phase de compostage, son utilité dans le sol n’aura plus le même impact. Ce produit en se dégradant, provoquera une faim d’azote qui va bloquer la croissance de vos cultures.

Actions du brf

• Le BRF permet au sol  d’augmenter sa rétention en eau, et une augmentation  de la résistance des cultures à la sécheresse.
• Améliorer  la structure du sol (il diminue la mécanisation du sol)
 
• Réduction de la prédation par des pathogènes comme des nématodes parasites du système racinaire des Solanacées, l'un des pires ennemis des cultures maraîchères sous les tropiques.
• Amélioration remarquable des qualités organoleptiques des fruits et légumes.
• Augmentation de la valeur du pH de 0,4 à 1,2 dans les sols acides et une diminution de 2,0 dans le cas des sols alcalins.
• Diminution de la conductivité dans les sols salés ou saumâtres.
• Augmentation de la production de phosphatases, acides ou alcalines selon les cas, permettant d'avoir accès au phosphore inaccessible autrement.
• Le plus grand avantage de cette technologie réside dans le fait que la régénération du sol à tous les points de vue s'effectue d'une façon naturelle. Ainsi, cette nouvelle technologie ne nécessite aucun apport d'azote supplémentaire.
• C'est dans le processus de biotransformation que cette technologie s'inscrit et elle n'a rien de commun avec la «décomposition de la matière organique». C'est ce processus qui régule la disponibilité des nutriments, la structure physique du sol et sa résistance à l'érosion. Avant tout, cette biotransformation stimule et contrôle les diverses phases de la vie animale du sol qui, avec les flores bactériennes et fongiques, sont les facteurs, sur la scène biologique, de loin les plus importants dans la formation et le maintien des qualités du sol et de sa fertilité.
• Le BRF peut réduire la dépendance des cultures aux divers biocides en établissant un équilibre microbiologique dans la gestion des nutriments dans le milieu.
• L'application de BRF au sol ne suscite pas la mise en solution de contamination aux métaux lourds.
• La présence de lignines et de nombreux dérivés polyphénoliques assure la stabilité de la qualité du sol.

Domaine d'application du brf

La technologie du BRF est intimement associée à la formation des sols et, de ce fait, à une action équivalente dans le temps. Ainsi, un apport régulier de BRF correspond à l'apport de litière occasionné par la chute des feuilles et des ramilles en forêt.
La période de dormance est la plus intéressante, laquelle respecte mieux les cycles naturels et présente une plus grande richesse en nutriments dans le bois raméal. L’hygrométrie en cette saison est également un facteur avantageux.
Sur un sol très dégradé l’apport de BRF conjointement à du compost (20%) permet une meilleure remise en état, il sera conseillé l’année suivante de faire une culture de légumineuse augmentant ainsi le résultat.

Pour les cultures en champs :

L’incorporation aux premiers cm du sol (pas de labour, griffage seulement), directement après l’épandage ou quelque mois après. Ceci aura pour conséquence d’accélérer le processus de colonisation. En sachant qu’il y aura une immobilisation d’azote par les organismes, laquelle peut être compensée par une cul¬ture de légumineuses ou un apport de compost.
Taux d’utilisation : 150 M3 à 300 M3/Ha la première année soit une épaisseur d’environ 1.5 cm à 3cm.
L’épandage peut se faire avec un épandeur à fumier.
L’entretien se fait tous les 3 à 5 ans, avec un apport d’appoint de 50  m3/ha.
Pour les espaces verts :
En paillage pour les haies 10 à 15 cm d’épaisseur, de la largeur de la couronne de l’arbre pour les grands sujets.

Stockage du brf

Le BRF est un matériau à produire en flux tendus, sa  durée de vie est courte.
Une bonne organisation entre la demande et l’offre couplée à une production en période froide permettra d’obtenir de bons résultats.
Il faut éviter le stockage de longue durée et surveiller les montées de température (le BRF doit rester froid). 

Connaître le BRF

L'ensemble de l'agriculture, cultures maraîchères comprises, dépend de la fertilité du sol sans quoi les récoltes de qualité et les hauts rendements ne peuvent se concrétiser. Les rendements ont toujours été le moyen de mesurer les intrants dans notre approche industrielle tout au long du 20ième siècle. La technologie des BRF nécessite une approche intégrée de tous les facteurs, aussi bien physiques, chimiques, biochimiques que biologiques. Ceci permet d'obtenir des rendements optimums et une production alimentaire de qualité, nécessitant peu d'intrants, tout en assurant une importante économie de l'eau. (Le bois raméal fragmenté : clé de la fertilité durable du sol)

Origine du BRF

Découvert dans les années 70 au Quebec par Edgar Guay ce n’est  qu’en 1978 que le premier essai en culture céréalière sera tenté.
Se rapprochant des essais de Jean Pain et de son compost de broussaille ainsi que le Sheet Composting ou bien encore le Mulching de la princesse Sturdza, il faudra attendre 1986 pour voir la création du (GCBR) Groupe de Coordination des Bois Raméaux, présidé par le Professeur Gilles Lemieux de l’université de Laval au Quebec.
Depuis de nombreuse expérience se succède dans différent pays : Madagascar, Ukraine, Côte d’Ivoire, Belgique, République Dominicaine, Sénégal…

Principe du « Bois Raméal Fragmenté »

Basé sur le principe de la forêt qui se nourrit et s’auto alimente en humus grâce aux matériaux quelle produit (feuilles, branchages, rameaux qui tombent au sol par l’action de l’élagage naturel) alimentant ainsi le système édaphique (humique)
C’est un processus qui intègre la vie dans le monde minéral du sol, c’est la biotransformation il contrôle la mise en disponibilités des nutriments et la structure physique du sol.
En retournant au sol le « Bois Raméal Fragmenté » riche en énergie et ayant subi une biotransformation peut renouveler, réhabiliter et reconstruire des sols dégradés, puisque dans ce matériaux on retrouve tous les mécanismes potentielles pertinents au rétablissement de la fertilité, ce qu’aucune autre technologie moderne n’a réussi à démontrer à ce jour.
Les BRF sont constitués de trois parties : les branches les rameaux et les feuilles, riches en protéines cellulose et lignine qui joue un rôle clés dans la formation de l’humus « c’est la nourriture de base »  de toutes les chaines trophiques qui conjuguent leurs actions pour la formation d’agrégats composé des fractions humique et fulvique.
L’application de BRF provoque une véritable stimulation dans sa globalité de l’écosystème sol. Dans un tel écosystème, vont se mettre en place toutes sortes de relations de pré¬dations et de symbioses. Ceci peut expliquer par exemple pourquoi les parasites sont peu agressifs, voire absents dans les sols traités au BRF (Seck 1994 ; Gillard 2006) alors que des conditions favorables à leur développe¬ment semblent réunies : leur prédateurs sont eux aussi fortement favorisés et le contrôle des populations se fait donc spontanément, comme on peut l’observer dans une certai¬ne mesure dans les cultures menées en TCS (Techniques Culturales Simplifiées) (Strürz et al. 1997).
Commençons par l’humification : il est bien connu que lorsqu’une matière organique fraîche est en contact avec le sol, elle est soumise à deux phénomènes : la minérali-sation et l’humification (Duchauffour 1983). Contrairement à un apport de fumier ou de compost qui stimule surtout la libération des nutriments par minéralisation, le BRF induit plus efficacement le processus d’humification (Tissaux 1996). Noël (2005) a calculé que le BRF pouvait élever de 1% le taux d’humus du sol en seulement 10 ans contre 67 ans pour le fumier de ferme et 28 ans pour le compost de déchets verts. En conséquence, le BRF ne peut bien sûr pas être considéré comme un engrais, vus que son action ne passe pas par l’apport direct de nutriments dans le sol. Mais il est de plus très différent des autres amen¬dements organiques couramment utilisés, et le processus d’humification qu’il génère de façon aussi spectaculaire s’apparente plus à un processus de l’ordre de la pédogenèse que de la fertilisation (Lemieux 1994, 1997). Laquelle pédogenèse fait évoluer le sol dans le sens de l’aggradation, phénomène inverse de la dégradation.

Pour aller plus loin :

Voici quelques documents en PDF à télécharger en vous souhaitant bonne lecture.

06 10 90 75 55
04 94 00 44 85